Carnet de route
Pic Central du Vaccivier
Le 07/06/2026 par Sourbier Florent
Un Pic Central du Vaccivier par la crête de l’Orient sous le signe de l’intergénérationnalité.
Nous sommes quatre au départ pour ce week-end d’alpinisme dans le Valgaudemar, avec pour objectif le Pic Central du Vaccivier (3 312 m) par la superbe crête de l’Orient.
L’itinéraire est composé de deux parties bien distinctes : d’abord 400 m de dénivelé sur neige, avec une pente qui se redresse progressivement jusqu’à 35 à 40°, puis 500 m de dénivelé sur une longue arête rocheuse propice à l’assurance en mouvement. Techniquement, rien de très difficile, mais la longueur de l’itinéraire impose efficacité, fluidité et vigilance.
Afin de préparer au mieux cette sortie, une demi-journée de cohésion est organisée deux semaines auparavant sur la ludique crête de la Gerle. L’occasion de faire connaissance, de travailler les automatismes et de prendre quelques repères sur le terrain.
Samedi, nous rejoignons le refuge du Pigeonnier en passant par les lacs du Lauzon et le lac Bleu. En chemin, un rapide repérage nous permet d’évaluer les conditions de neige sur l’itinéraire du lendemain. Les bouquetins, peu impressionnés par notre présence, nous accompagnent une partie de la montée.
La soirée est consacrée à la préparation de la course : analyse de l’itinéraire, identification des points de vigilance, gestion des horaires, répartition du matériel et point météo. Chacun participe à l’élaboration de la feuille de route du lendemain.
Réveil matinal et départ à 6 h 50. Dix minutes de marche suffisent avant de chausser les crampons. Malgré des températures relativement douces, la neige est bien portante et les conditions sont idéales pour progresser sereinement. Les mètres défilent au rythme régulier de la cordée jusqu’au pied de l’arête, où les crampons retrouvent leur place dans les sacs.
La suite est une belle course d’arête, variée et esthétique. Nous évoluons avec fluidité, en contournant quelques passages de neige encore bien dure, pour atteindre le sommet à 10 h. Le panorama récompense largement les efforts de la matinée.
La descente demande davantage d’attention. Un pied sûr et une certaine aisance en désescalade sont nécessaires pour négocier les différents ressauts. Nous prenons un peu de retard sur notre horaire prévisionnel, mais sans conséquence sur le déroulement de la journée.
De retour sur les pentes enneigées, la neige se révèle finalement un peu moins molle qu’espéré. Les descentes en glissade donnent alors lieu à quelques figures plus ou moins académiques, avec pour résultat quelques fonds de pantalon bien humides et de nombreux sourires.
Après 6 h 30 d’effort, nous retrouvons le refuge pour un pique-nique bien mérité et un débriefing à chaud de cette belle aventure collective.
Il ne reste plus qu’à redescendre vers le Gioberney, une formalité expédiée en une heure.
Une belle course d’initiation à l’alpinisme rocheux, menée dans un excellent esprit de cordée, où l’intergénérationnalité aura pleinement joué son rôle : partager l’expérience, transmettre les savoir-faire et construire ensemble une réussite collective
Mattéo B., Manon D., Florent S. et Pierre V.





