Carnet de route

Séjour Haute Maurienne du 31 mars au 3 avril 2026

Le 06/04/2026 par PREVOT Marc

Séjour Haute Maurienne refuge des Evettes du 31 mars au 3 avril 2026

Le 31 mars, cinq d'entre nous se retrouvent à 6h sur le parking Décathlon (Jean-Louis, Philippe, Laurick, MarcT et MarcP). Avec le changement d'heure, ça pique un peu. Nous partons pour Bonneval-sur-Arc via le tunnel du Fréjus et récupérons Juliette à Modane. Vers 10h, nous commençons la montée au refuge des Evettes. Après 800 m de dénivelé, nous sommes arrivés et avons pris nos quartiers avant de manger. L’après-midi est dédié à réviser nos ancrages et à pratiquer les mouflages simples et doubles. La journée se termine par une partie de Scrabble, révélant l’imagination débordante de certains.

Le 1er avril, pas de poisson, mais un froid glacial. Au refuge des Evettes, il faut souvent descendre 100 m avant de peauter. Je n'étais pas assez couvert pour la descente. Une fois dans le cirque, je me suis senti mal et n'ai pas pu suivre le rythme. Le groupe a fait demi-tour. Ils ont vu mon état et nous sommes remontés au refuge. Après une heure devant le poêle, nous avons pu repartir vers notre objectif : le col de Tonini à 3244 m. La montée offrait une vue magnifique sur l’Albaron et le glacier. Le col n’étant pas enneigé, nous aurions dû nous encorder et mettre les crampons pour les 60 derniers mètres. Le ciel se couvrait, alors nous avons abandonné l’idée d’atteindre le col et commencé la descente. Ce n’était pas facile, car la visibilité était faible et la neige variable. Pas facile sauf pour Juliette qui a dû naître avec des skis aux pieds… Au refuge, Laurick, qui avait bien dû amener 4kgs de nourriture, nous a réconfortés avec quelques très bonnes tablettes de chocolat. À ce repas, j'ai découvert le seitan, "un genre de tofu élastique", selon sa consommatrice qui se reconnaîtra. En parlant de nourriture, nous avons bien mangé aux Evettes : soupes excellentes et plats copieux. Les gâteaux étaient un peu répétitifs et assez "stufato". Le soir, Laurick n’avait pas très faim et ne se sentait pas bien. On a mis ça sur le compte de Mr Cochonou, mais, hélas, la nuit a tranché : Laurick et Juliette ont attrapé une gastro.

Le 2 avril, c’est avec tristesse que nous avons laissé nos deux jeunes amis dans la chambre pour nous attaquer à l’Albaron et ses 3637 m. Sur le glacier, nous avons dû tracer, car le vent avait effacé les traces de la veille. Deux groupes de l’ENSA nous ont finalement rattrapés, et, comme par hazard, la trace est devenue plus raide. Arrivés au pied de l’arête sommitale, pas un souffle d’air sous un grand soleil. Nous avons quitté nos skis pour les crampons et commencé l’ascension. Nous ne sommes pas allés très loin, car il y avait beaucoup de neige et de corniches. La descente fut belle, la traversée du cirque s’est faite à la poussette et la remontée au refuge presque en t-shirt. Au refuge personne n’avait vu nos 2 amis, ils n’avaient pas quitté la chambre de la journée.

Le lendemain tout le monde était sur pied pour rentrer sur Bonneval en contournant le Mont Séti et en montant au col du Grand Méan pour descendre le glacier du Mulinet. Cette descente a été un exercice d’équilibriste pour jongler entre la neige transfo et la croutée. Je pense que tout le monde y est allé de sa chute. Dans la vallée, un peu de ski de fond pour rejoindre l’Ecot, puis glisser sur la route enneigée jusqu’à Bonneval pour un dernier verre avant de rentrer à Gap.

Toute l’équipe se joint à moi pour remercier Jean-Louis pour l’organisation de ce séjour riche en émotions.

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