Carnet de route
Traversée de Porteras Chalance et Cime du Vallon.
Le 08/06/2026 par MIGNUCCI Samuel
Traversée de Porteras Chalance et Cime du Vallon.
Du Gioberney au refuge de Chalance par le collet de Porteras, Dénivelé : +1310 m.
Départ du Gioberney sous un ciel bleu mais dans une atmosphère déjà bien chaude pour la matinée. On attaque la montée sur sentier avant d'attaquer les raides moraines en direction du Collet de Porteras (2 954 m). Les difficultés commencent sous le collet : le terrain devient raide. La pente se redresse nettement pour atteindre les 35 à 40 degrés. Les conditions de neige sont correctes aujourd'hui. On ne s'enfonce pas trop. Le passage clé consiste en un double collet. Passé le collet, on bascule versant Chalance avec une décente tout aussi raide. Arrivée au refuge. On profite de l'après-midi pour s'installer dans ce spot incroyable. Une minuscule cabane en tôle de 8 places ancrée sur son éperon rocheux, non gardée. L'ambiance y est unique. Ce soir-là, la pluie intense crépitait fort sur la tôle, renforçant l'ambiance d'isolement total au fond de ce cirque sauvage.
Cime du Vallon, col du Bâton et descente sur La Chapelle, Dénivelé : +850 m depuis Chalance / -2300 m de descente totale.
Départ à 6h00 sous un ciel chargé, On se rend vite compte que la nuit n'a pas été assez froide : aucun gel nocturne. On traverse le cirque de Chalance pour rejoindre le pied du Col du Bâton. Les pentes d'accès oscillent entre 30 et 35 degrés. le passage se franchit par un ressaut rocheux très raide. Un vieux câble y est installé pour aider la remontée ou la descente. Arrivée au col du bâton (2 967 m) l'ambiance météo devient austère. Un vent fort se lève sur la crête, nous obligeant à bien nous couvrir. Du col, on oblique vers le Nord. Le danger principal ici est l'exposition. Les pentes supérieures dominent directement de grandes barres rocheuses. On attaque la montée finale de la Cime du Vallon (3 406 m). La pente est soutenue (35 à 40 degres), Le final se fait sur l'arête sommitale : un parcours de crête un peu aérien en rochers brisés et instables. Avec cette neige molle sans consistance, tracer est un gros morceau de physique, mais le sommet est atteint. Pour la descente et tout aussi. On quitte les brumes de la cime pour rejoindre le refuge de l’Olan (2 344 m) où l'on s'accorde une bonne pause bien méritée. De là, il ne reste plus qu'à dérouler la longue descente vers le fond de vallée pour rejoindre la Chapelle. Une magnifique boucle, sauvage et exigeante.




